Penny Dreadfuls, 1867 · page 101 of 339
La taverne du diable (The Devil's Tavern) — page 101: what you’re looking at
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9% LA TAVERNE une remarque qui dénotait un sens parfait et un jugement profond, il est impossible de mieux définir par n’importe © quel artifice de mots la singularité et la subilite de la | poésie, qui s’éleve au-dessus de la parole et défie toute © description. — Oui, dit Isabelle, le peintre ne peut rendre l’arc-en-_ ciel, ni la brillante goutte de rosee sur la toile; le sculp- teur ne peut donner une dime a sa statue; il me semble ézalement impossible de donner une idée exacte de la poesie. — Nous la sentons mieux que nous ne pouvons la dé- (inir. — Que jé sols pendu si je n’avais pas toujours cru que tout ce qui rimait, tout ce qui avait des lignes d’une | méme longueur, était de la poésie, fit observer le Capi- | laine. — Ma fille peut vous expliquer ce mystere, dit la Com- — tesse en conlemplant Isabelle avec l’orgueil et l’enthou- siasme maternels. ) Isabelle rougit; elle regrettait d’avoir développé son | c»inion, car elle etit été désolée d’étre considérée comme — ime personne vaine et avide de louanges. Markham comprit parfaitement la nature de ses pensées | et amena adroitement la conversation sur la poésie de son — pays natal; de 1a il passa aux principaux caracteres de la vie italienne. | On vint ensuite annoncer le diner, et Richard eut le. bonheur de conduire la charmante fille du Comte a la salle - ainanger, et d’étre placé a coté d’elle pendant le repas. ElOOOKS.EO) =} —< (CeO)