Penny Dreadfuls, 1867 · page 115 of 339
La taverne du diable (The Devil's Tavern) — page 115: what you’re looking at
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106 LA TAVERNE Le Comte sourit d’un air de triomphe et de: satisfaction, heureux qu'il était @’avoir convaincu son jeune ami. Le Jendemain, le Comte Altéroni se rendit 4 Londres et ne revint qu’a heure du diner. Apres le repas, quand Richard et lui se trouvérent, seuls devant une bouteille de vieux bordeaux, le Comte dit d’un air demi-mystérieux et confidentiel : — J’ai rompu la glace ce matin ; j’ai fait le premier pas. J'ai confié les fonds aécessaires A M. Greenwood, c'est le nom du capitaliste avec lequel je dois opérer, et il va im-- médiatement s’occuper de fonder )’entreprise.. Cependant je ne dirai rien de ceci a la Comtesse ni a Isabelle avant (ue quelques jours ne se soient écoulés ; car, en affaires, les femmes ont toujours des appréhensions qui vous donnent ce que les Francais appellent une peur du diable. Richard ne fit aucune observation ; le mal — si mal il -y avait — était fait, et il ne voulait pas faire partager au vomie ses inquiétudes qui, en définitive, auraient pun’étre pas fondées. | La conversation sur ce sujet en resta done la pour le moment, et les deux gentilshommes allerent rejoindre les dames au salon. Plusieurs semaines s’étaient écoulées et Markham Atait encore 4 Richmond. sa liaison avec la famille du Comte dégénéra bientot en une intimilé qu’il voyait grandir avec un veritable plaisir: le Comte le traitait comme un proche parent, presque comme un fils ; 1a Comtesse était de plus en plus enchantée (elOOO|KS,CGO =) —~ eo)