Penny Dreadfuls, 1867 · page 284 of 339
La taverne du diable (The Devil's Tavern) — page 284: what you’re looking at
A restored page from Penny Dreadfuls, 1867. Page through the whole issue in the reader above.
📄 Transcribed text from this page (OCR, searchable)
Machine-transcribed from the original scan — historical spelling and the odd misread are preserved.
Sa aaa ——SESSe— aaa 0 ——e DU DIABLE ro ~I ~ Il était a peu pres onze heures. L’enchanteresse portaitun délicieux déshabillé ; ses pieds reposaient sur une ottomane, pres du feu, et sa belle taille était enfoncée dans un moelleux fauteuil. Son attention était tour a tour partagée entre le Morning Herald et son chocolat. Elle prolongeait invariablement son repas du matin aussi longtemps que possible, tout simplement parce que cela servait a lui faire passer le temps jusqu’a ’heure de sa toilette. Des visites remplissaient l’intervalle jusqu’a trois ou quatre heures. A ce moment, une voiture venait la prendre pour la con- duire soit au Park, soit faire des emplettes, selon que le temps etait beau ou vilain; cela loccupait jusqu’a six ou sept heures, puis elle faisait une autre toilette pour diner; dans la soiree, un téte-a-téte avec le comte de Warring- ton, qui quelquefois arrivait d’assez bonne heure pour di- ner et la mener a l’Opéra ou a quelque concert; elle se couchait a minuit, et souvent plus tard encore. Telle était existence de l’enchanteresse. Le comte de Warrington se conduisait tres-largement avec elle: le premier jour de chaque mois, il lui envoyait un bon de deux cents guinées sur son banquier, i] fournis- sait sa cave d’excellents vins, il lui faisait souvent de splen- dides présents: l’ameublement de sa maison avait coute quinze cents livres et tous les mémoires avaient été payes en son nom; elle n’était pas extravagante comme le sont 46 1ela@o