Penny Dreadfuls, 1867 · page 285 of 339
La taverne du diable (The Devil's Tavern) — page 285: what you’re looking at
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978 LA TAVERNE généralement les femmes de sa condition: donc, loin de faire des dettes, elle mettait de l’argent de cote. Nous ne dirons pas que le Comte l’aimait positivement d’amour ; ses premieres passions dans la vie avaient eu si peu de bonheur qu’on pouvait dire qu’avec elles avaient été enterrees ses aspirations et ses espérances. Il ne pouvait donc plus aimer, mais il avait de l’amitié pour madame Arlington, et il avait toutes raisons de croire qu’elle lui était fidele. Ses manieres et sa conversation le charmaient; il avait reconnu gue c’était une femme toute naturelle, qui ne dis- simulait pas et qui, au contraire, cherchait tous les moyens de lui plaire ; elle n’excitait jamais sa jalousie et n’affectait aucun Caprice, aucune passion, pour s’assurer son indéepen- dance ou pour prouver l’empire qu’elle avait sur lui; dans sa sociéte, 11 oubliait les tracas de la vie politique dans laquelle il était treés-lance, et tous ces mille ennuis réels ou imaginaires auxquels chacun — hélas! est sujet en ce bas monde, dans toutes les conditions. Diana lui était fidéle ; c’était une femme naturellement sage. | Elle voyait dans le comte de Warrington un bienfaiteur ; et bien qu’elle ne l’'aimat pas plus passionnément que lui- méme ne l’aimait, elle éprouvait pour lui la méme tendre amitié qu’il éprouvail pour elle. Sa vanité se trouvait flattée d’avoir su captiver et con- server un hommebeau et aimable, que sa richesse et son haut rang dans le monde rendaient tres-desirable pour toutes les femmes dans la situation de Diana. =) ~s GO Gbooksre