Penny Dreadfuls, 1867 · page 296 of 339
La taverne du diable (The Devil's Tavern) — page 296: what you’re looking at
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DU DIABLE 289 ses pensées, quand on frappa un léger coup a la porte de sa chambre. Whiltingham ouvrit et Monroé entra. Le vieillard représentait la douleur et la misére ; on de- vinail la faim a ses joues creuses ; ses yeux caves et vitreux, son cou, ses bras et ses mains n’élaient que des os recou- verts de peau ; malgré l’extréme propreté de sa personne, la trame de ses habits se faisait jour. Markham ne l’ayait pas vu depuis plusieurs mois : ou- bliant alors sa propre maladie et ses inquiétudes, il se sentit ému a Ja yue de l’allération qui s’était imprimeée sur la per- sonne du vieillard. Pendant cet intervalle, M. Monroé, de son cOlé, n’était pas moins étonné de trouver Markham sur un lit de dou- leur. — Mon cher monsieur, dit Markham, vous étes malade, vous souffrez, el vous ne venez pas a moi pour... — Vous avez deviné mon secret, Richard! s’écria le vieillard avec amertume. Eh bien! je ne vous cacherai pas la vérité plus longtemps... Oul, ma pauvre fille et moi nous mourons peu a peu... — Mon Dieu! et vous avez été trop fier pour venir a moi! Avec quel bonheur je vous eusse offert la moitié de ce que je possede | — Comment aurais-je pu venir 4 yous, Richard, mot qui vous al ruine? — Non pas vous, dit Markham. Vous avez été victime d’un scelerat et vous avez tout perdu en voulant bien faire. -—— Dieu sait si vous dites vrai! s’écria le vieillard alten- \7 o () LOO)