Penny Dreadfuls, 1867 · page 297 of 339
La taverne du diable (The Devil's Tavern) — page 297: what you’re looking at
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DS Oia LA TAVERNE dri. Mais dites-moi, qu’avez-vous?... Depuis combien de temps étes-vous sur ce lit? , — Un jour ou deux seulement, ce n’est rien! Je suis bien maintenant, ou du moins beaucoup mieux. Parlons de vous... de vos affaires. . — Mon sort, Richard, est un triste sort ; du pinacle de la fortune et de la prospérité, j’ai été précipité dans le plus profond abime du désespoir et de la misere! Mais ce n'est pas pour moi que je souffre! Je suis maintenant endurci a toutes les privations... mais ma fille, la pauvre Ellen ! C’est pour elle que je suis venu ce matin vous demander de quoi acheter un peu de pain! — Ciel! M. Monroé! en étes-vous réduit 4 cette triste extrémilé racontée en si peu de mots? — C’est vrai, nous avons faim! repondit Monroé en se laissant tomber sur une chaise et en soupirant avec amer- tume. Whittingham alla 4 la fenétre pour essuyer ses larmes. — Ah! je suis aise que vous soyez venu 4 moi, dit Markham, je vous aiderai de tout mon pouvoir. Je ne veux pas que vous manquiez de rien. Oh! ce misérable Monta- gue! que de ceeurs il a brisés, que de cceurs il brisera en- core! : — Il est cause de ma profonde misere, observa Monroé; mais je ne suis pas seul 4 maudire son nom, d’autres ont été, d’autres seront encore victimes de cet homme. J’ai ap- pris par hasard qu'il avait changé de nom et qu’il continue dans West End Ja méme vie qu’il menait dans Ia Cité.