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Penny Dreadfuls, 1867 · page 55 of 339

La taverne du diable (The Devil's Tavern) — page 55: what you’re looking at

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La taverne du diable (The Devil's Tavern) — page 55: Penny Dreadfuls, 1867

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Machine-transcribed from the original scan — historical spelling and the odd misread are preserved.

* TS fe a ee eS =f $ er ve Gor Hats <meta Se oy ee — c= ae —— = " bd = re - —_ 46 LA TAVERNE maine: cette prison coute a la Cité pres de neuf mille livres par an. — Neuf mille livres dépensées chaque année pour sé- parer des gens de leurs familles! s’écria Chichester, cette somme payerail les dettes de la plupart de ceux que l'on amene ici. — Vous avez, pardieu, bien raison ; la moitié des pri- sonniers sont en général de pauvres diables arrachés 4 leur travail et dont l’absence, ils le savent, peut laisser mourir de faim et de misere leurs femmes et leurs enfants. Tenez ! cet homme quise tient dans ce coin avec un petit paquet enveloppé dans un mouchoir, est seulement arrété pour huit pence; eh bien! les frais montent a trois shillings et six pence. — De sorte qu’il est détenu pour quatre shillings et deux pence. | — Exactement! Phomme placé prés de lui est arrété pour trois pence qu'il doit a son marchand de chandelles ; les frais se montent 4 cing shillings; mais l’affaire de ce pauvre diable qui se lamente lja-bas, au fond de la salle, est la pire de toutes: il parait que le malheureux avait un compte chez le boulanger, pour lequel il payait un shilling par semaine; il travaillait beaucoup et gagnait dix-huit shillings dans sa semaine, de sorte que tous les samedis au soir il donnait a sa femme l’argent nécessaire pour payer le boulanger : mais la femme. aimait 4 boire, et elle dé- pensait les shillings en gin, si bien que le boulanger se décida 4 faire des sommations par l’intermédiaire de la cour des requétes; la femme les recut et se garda bien de GO ElOOOKSsE© 3 —s